Quand les tendances en boulangerie reflètent nos nouvelles envies

Ah qu’il est loin le temps où l’on se contentait d’une simple baguette ! Aujourd’hui, les boulangeries redoublent de créativité et d’originalité pour se différencier des concurrents et s’adapter aux nouveaux modes de consommation. Les 32 000 boulangeries françaises ont du pain sur la planche !

Boulangerie : des consommateurs en quête d’un plaisir exigeant

Si les français éprouve toujours un amour inconditionnel pour leur baguette de pain (près de 6 milliards de baguettes vendues chaque année !), il n’empêche que leurs attentes ont considérablement évolué : ils désirent manger moins mais manger mieux.
Et s’il y a un mot sur toutes les lèvres boulangères, c’est le « snacking », une manière de bien manger, sur le pouce. Le boulanger doit pouvoir satisfaire ses clients en leur proposant de petits encas à consommer à toute heure.

Viens prendre ton goûter ! Et Faut tout finir ! #cookie #boulangerie #baker #lyon #saintpaul #brotteaux #chezjules #beynost #FautToutFinir #gouter

Une publication partagée par Boulangerie Chez Jules (@boulangeriechezjules) le

Mais au-delà de ça, pour faire face à une concurrence toujours plus présente (chaines de fastfood, traiteur, grandes enseignes), le boulanger doit repenser son offre et amener le consommateur à passer du bon temps en dégustant ses produits. La boulangerie, qui jusqu’alors n’était qu’un lieu de passage, doit devenir un véritable lieu de vie, pour accompagner chacun des moments de consommation. Le boulanger pourra aménager un espace avec des tables, des chaises, des fauteuils et ainsi faire en sorte que ses clients assimilent la boulangerie à un agréable moment.


En attendant le changement, ne paniquons pas ! Les boulangeries restent le commerce de proximité préféré des français !

Des boulangers en quête de renouveau

Une fois ces tendances cernées, la question qui se pose est la suivante : comment s’adapter et faire preuve de nouveauté ?
Dans un premier lieu, repensez l’agencement de votre boutique. Faites-en un lieu agréable et chaleureux.
Ensuite, misez tout sur la communication. Sans faire des changements révolutionnaires, vous pouvez attirer et séduire votre clientèle avec de simples moyens.
Par exemple, vous pouvez faire le choix d’un joli packaging pour vos produits. Certaines boulangeries se sont démarquées par leur originalité !

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Une publication partagée par Nick Dellanno (@nickdellanno) le

Il est également conseillé (et même indispensable !) d’avoir une présence numérique. Au minimum, créez une page Facebook dédiée à votre boulangerie, et faites-la vivre quotidiennement en publiant des photos de vos créations, les actualités de la boulangerie, celle de votre secteur etc… Et pour celles et ceux qui voudraient montrer leurs chef-d’oeuvres a plus grand nombre, un compte Instagram sera de rigueur. Quelques hashtags, un joli filtre et le tour est joué !


Si vous avez un beau budget à consacrer à votre communication, pourquoi ne pas pérenniser votre présence sur le web avec un site internet ? Vous pourrez ainsi présenter votre commerce, votre équipe, mais aussi vos produits. Moyennant quelques euros supplémentaires, vous pourrez même proposer à vos clients de prendre leurs commandes en ligne pour venir en boutique ensuite !
Enfin, si votre emplacement et votre agencement vous le permettent, misez sur l’humain ! Organisez des événements pour rencontrer vos (futurs) clients dans un cadre chaleureux et décontracté. Ce sera une belle occasion pour faire goûter vos produits en leur proposant un beau buffet !


Tout au long de ce mois, découvrez notre dossier thématique consacré à la boulangerie, avec des interviews de professionnels du secteur, des articles sur les nouvelles tendances, des conseils, une fiche métier…

Théma :
métiers de bouche
& événementiel

Si votre amour pour les métiers de bouche n’a d’égal que votre dynamisme, alors pourquoi ne pas lier votre savoir-faire à l’événementiel ? Nombreux sont les professionnels à diversifier leur offre et à proposer à leurs clients des prestations sur-mesure.

Adieu le train-train quotidien

Pour celles et ceux qui ne tiennent pas en place, les métiers de bouche événementiels peuvent être une alternative à la routine quotidienne. Prenons l’exemple d’un traiteur-événementiel. Un week-end, il pourra mettre ses équipes à disposition pour un mariage, et organiser le centenaire d’une entreprise la semaine d’après. Les clients varient du grand public, aux professionnels, en passant par les privés, et les partis-pris aussi (choix du menu, type de prestation…).
S’il est évident que les diplômes classiques sont indispensables, c’est surtout votre sens de l’adaptation qui fera la différence. Polyvalent(e), vous devez être capable de vous adapter à tout type de situation, mais aussi de faire face aux possibles aléas.
Le fournisseur n’a pas livré les produits à temps ? Vous vous doutez bien que le mariage ne peut pas attendre ! À vous de vous démener pour que les mariés et leurs invités ne soient pas inquiétés ! En clair, vous vous devez d’être l’homme (d’orchestre) de la situation.

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Des métiers pour tous les goûts

Avec vos diplômes métiers de bouche en poche, vous pouvez vous orienter dans l’événementiel quel que soit l’univers dont vous venez :

  • Traiteur événementiel
  • Chef cuisinier, sous-chef, commis
  • Chef pâtissier
  • Maître d’hôtel
  • Responsable d’équipe
  • Serveur

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Si votre employeur propose des prestations régulières, vous pourrez bénéficier d’un contrat CDI ou CDD. Si ce n’est pas le cas, les contrats intérimaires conviendront parfaitement.

Et The Goût Job ?

Pour vous présenter ces métiers tout au long de ce dossier thématique dédié à l’événementiel, nous vous avons concocté un un bon petit programme :

  • Interview de professionnels
  • Fiche métier traiteur événementiel
  • Articles informatifs
  • Actualités liées au théma
  • et bien d’autres surprises !

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Retour sur l’opération Paye ta toque !

À l’occasion de la journée des droits de la femme, nous avons lancé l’opération Paye ta toque !. L’objectif était de recueillir puis de publier des témoignages de femmes et d’hommes victimes ou témoins d’attitudes sexistes dans les métiers de bouche afin d’alerter sur ce phénomène. Retour sur l’opération.

Paye ta toque !, pourquoi faire ?

Depuis sa création il y a plus d’un an, The Goût Job est au plus près des professionnels des métiers de bouche. De nombreuses fois, lors de conférences, d’entretiens d’embauche ou sur des salons, des femmes se sont confiées sur les violences physiques ou verbales dont elles pouvaient être victimes sur le lieu de travail, les poussant même certaines fois à tout abandonner pour se réorienter vers des milieux réputés moins difficiles.
Laisser tomber ses rêves, sa carrière, ses objectifs et sa passion ? Hors de question, ll nous fallait agir ! Alors à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, le 08 mars, nous avons décidé de dénoncer le sexisme dans les métiers de bouche.
Tous secteurs confondus, le sexisme est encore un véritable fléau. 80% des femmes en poste disent connaître des actes sexistes au quotidien*. 20% d’entre elles ont même été confrontées à des agressions sexuelles sur leur lieu de travail.
En plus d’avoir des répercussions sur le travail, ces actes peuvent détruire psychologiquement une personne. Nombreuses ont été celles qui ont avoué avoir fait une dépression suite à des comportements sexistes.
Employeurs, ne prenez pas ce problème à la légère. Sachez que si l’un de vos salariés est victime de sexisme, harcèlement moral ou sexuel ou agressions sexuelles, vous pourrez en être tenus responsables pour ne pas avoir garanti sa sécurité. Des solutions existent. Vous pouvez vous faire aider pour organiser des formations managériales ou séances d’information avec vos salariés afin de les prévenir de ces risques.

Nous nous devions d’agir !

L., chef de partie a été victime d'agression sexuelle lors de son apprentissage. Elle avait à peine 16 ans.

L., chef de partie a été victime d’agression sexuelle lors de son apprentissage. Elle avait à peine 16 ans.

Un combat de longue haleine

Les mentalités ne changeront pas du jour au lendemain, nous le savons. Mais il faut bien commencer quelque part. Tout d’abord, nos équipes ont lancé un appel à témoin afin de recueillir des témoignages variés. Ils ont été nombreux et ont prouvé que la situation n’était pas anodine. Mais le plus frappant était que beaucoup pensaient qu’il n’y avait rien à faire à part subir.
En plus du partage de témoignages, nous avons donc décidé de proposer une interview de Marie Sauce, qui au moyen d’événements et de concours, se bat pour faire rayonner les femmes dans les métiers de bouche. Ses mots d’espoir ont eu leur effet !
La parole a également été donnée à Nicolas Merle, avocat spécialisé en droit du travail, afin de mettre en lumière les solutions et recours possibles en cas de situation sexiste sur le lieu de travail.
Nous souhaitions que l’opération ne serve pas seulement à dénoncer. Nous voulions aussi offrir à toutes ces professionnelles des outils afin de s’informer et d’être capables de se défendre.

Marie Sauce, Présidente fondatrice de la Cuillère d'Or, concours de cuisine réservé aux femmes

Marie Sauce, Présidente fondatrice de la Cuillère d’Or, concours de cuisine réservé aux femmes

Ni tout noir, ni tout blanc !

L’opération visait à dénoncer les actes sexistes dans les métiers de bouche. Les témoignages sont donc peu flatteurs envers le milieu. Or, nous tenons à nuancer. Toutes les brigades ne sont pas complices de ces actes, tous les chefs ne ferment pas les yeux, toutes les femmes n’en sont pas victimes. Il existe une véritable solidarité dans les métiers de bouche. Nous avons eu de nombreux commentaires mettant en avant la générosité de ces métiers et nous tenions à le faire savoir. Les réactions aux témoignages ont prouvé que la majorité, hommes comme femmes, chefs comme commis, s’élevait contre toutes ces formes de violence. Beaucoup ont partagé leur indignation et ont tenu à se désolidariser de cette minorité qui pose problème.

N. - Chef, qui considère que c'est très important de protéger ses équipes contre toutes formes de sexisme

N. – Chef, qui considère que c’est très important de protéger ses équipes contre toutes formes de sexisme

Une opération réussie, un bémol pour terminer

Si l’opération a été percutante et les réactions à la hauteur de nos attentes, nous restons sur notre faim quant à la mobilisation de la presse et de nos élus. Nous avons tenté de les avertir via une campagne de relations presse, certes modeste, et des appels nominatifs sur les réseaux sociaux. Malheureusement, les retours ont été peu nombreux, voire même quasi-inexistants.
Pourquoi ? Les violences que subissent les professionnelles des métiers de bouche ne sont pas une cause qui mérite d’être sur le devant de la scène ? Cette prise de position n’est pas assez sexy ou glamour ? Où peut-être est-ce parce que les métiers de bouche restent les enfants mal-aimés et oubliés de l’économie française ?
Quoi qu’il en soit, nous n’abandonnerons pas. La parole reste ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent dénoncer toutes ces violences, ou au contraire, à mettre en lumière toutes les opérations ou belles actions visant à combattre tout ceci. N’hésitez pas à nous envoyer vos témoignages à contact@thegoutjob.com. Ils seront publiés aux côtés de tous les autres.

To be continued ?

Comme l’a dit Nicolas dans son interview, il ne faut pas hésiter à en parler autour de soi. Selon une étude du CSEP, seulement 9% des salariées oseraient en parler à leur hiérarchie. Pourtant, la seule solution pour y mettre fin est d’oser dénoncer, n’oubliez jamais que le droit est de votre côté ! Comme le disait un grand sage (les plus jeunes reconnaîtront !):

« La peur d’un nom ne fait qu’accroître la peur de la chose elle-même. »

Albus Dumbledore

Alors osez ! Osez signaler les actes sexistes quand vous en rencontrez, osez vous affirmer, oser remettre en place ceux qui prennent trop de libertés !

Et vous, employeurs, osez agir ! Soyez le premier rempart contre les actes sexistes. Condamnez-les à voix haute pour les bannir de votre entreprise.

Et n’oubliez pas, who run the world ? 😉

*sondage réalisé en 2013 par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP)

Comment faire face aux situations sexistes au travail ?
Rencontre avec
Nicolas Merle, avocat

À l’occasion de l’opération Paye ta Toque ! qui vise à dénoncer le sexisme et le harcèlement dans les métiers de bouche, Nicolas Merle, avocat collaborateur dans un cabinet spécialisé en droit du travail et en droit social, a accepté de faire lumière sur les recours et solutions en cas de harcèlement ou d’agression sur le lieu de travail.

Victime ou témoin d’une situation sexiste sur le lieu de travail, que faire ?

 

À partir de quand peut-on parler d’harcèlement ou d’agression sur le lieu de travail ?

Il y a plusieurs choses à savoir. Il existe différentes qualifications qui regroupent plusieurs réalités : il y a le harcèlement moral, le harcèlement sexuel, les actes sexistes, qui sont arrivés récemment dans la législation, et il y a les agressions sexuelles qui relèvent du Code pénal et qui sont répréhensibles à d’autres titres.

Le harcèlement moral est défini comme des actes répétés qui entraînent la dégradation des conditions de travail et porte atteinte à la dignité, la santé physique ou psychologique du salarié. Ce qu’il faut retenir pour le harcèlement moral c’est que ce sont des agissements qui sont répétés. Il ne peut pas résulter d’un seul incident.

Concernant le harcèlement sexuel, il se caractérise par des propos ou des comportements humiliants, intimidants, hostiles ou offensants, à connotation sexuelle, qui portent atteinte à la dignité du salarié.
Le harcèlement sexuel ne tient pas seulement compte des agissements répétés. Il peut aussi résulter d’une pression grave : des propositions ou des avances afin d’obtenir les faveurs sexuelles d’un salarié, pour une promotion par exemple.
Le harcèlement, de manière générale, se caractérise normalement par des agissements répétés. Mais en matière de harcèlement sexuel, si l’acte est vraiment grave, il suffit qu’il n’y en ait qu’un pour que le harcèlement sexuel soit retenu.

Les agressions sexuelles sont quant à elles régies par le Code pénal. Pour le harcèlement, nous étions vraiment sur des mots, des comportements, mais pas sur des atteintes physiques. L’agression sexuelle se caractérise par une atteinte sexuelle commise sur une personne. De façon générale, l’agression sexuelle peut aller de l’attouchement au viol.

Depuis 2015, on parle aussi d’agissements sexistes. Ils sont définis comme des agissements liés au sexe de la personne. Ils vont également atteindre la dignité, et visent à intimider la personne.

Parmi les témoignages Paye ta Toque, certains relèvent d’agissements sexistes, d’autres de harcèlement moral ou sexuel.

Par exemple, celui de M. – Apprentie-pâtissière relève plutôt du sexisme et du harcèlement moral. Les propos tenus relèvent de l’acte sexiste au minimum, mais il est fort probable qu’elle ait subi un harcèlement moral, car ce sont des propos désobligeants et ces actes n’ont sûrement pas été isolés. En revanche, ce cas-là ne relève pas du harcèlement sexuel : il n’y a pas de volonté réelle ou apparente d’obtenir un acte de nature sexuelle.

3- M Apprenti patissiere

M. a été victime de harcèlement moral

 

Le témoignage de J – chef de partie, relève lui du harcèlement sexuel, et peut-être même de l’agression sexuelle. Les propos du Chef, qui lui dit qu’il avait rêvé d’elle et qu’en se réveillant, « il avait juté », ont une connotation sexuelle.

5 - J Chef de partie

le témoignage de J. peut relever de l’agression sexuelle

 

Concernant le témoignage de J – Extra en restauration, on est, selon moi, sur une agression sexuelle. Il y a un attouchement. Pour que ça relève de l’agression sexuelle, il doit y avoir une atteinte sexuelle qui a eu lieu avec violence, contrainte ou surprise. C’est ce que dit la loi. Ici, nous sommes sur de la contrainte et de la surprise. On a quitté la sphère des mots pour passer aux actes. C’est une agression sexuelle.

7- J Extra restau

J. a subi une agression sexuelle

 

Quelle est la première chose à faire en cas de comportement déplacé de la part d’autrui sur le lieu de travail ?

En premier lieu, la victime doit en parler. Si elle a confiance, il faut qu’elle en parle à ses collègues, mais surtout à sa hiérarchie, qui peut être à l’écoute. Dans un des témoignages, un Chef dit que pour lui, c’est très important de protéger ses salariés contre ces agissements.
Par ailleurs, il faut s’adresser aux représentants du personnel s’il y en a, et/ou à la médecine du travail.
Pour un témoin, c’est plus compliqué. Ce n’est qu’un simple spectateur. Il ne peut pas agir en lieu et place de la victime. Le meilleur conseil que je pourrais donner serait d’en parler avec la victime, de l’amener à se confier à sa hiérarchie.

 

Quels sont les recours juridiques possibles en cas d’harcèlement ou d’agression ?

Les recours sont assez nombreux. Il ne faut pas avoir peur de les exercer. Victimes et témoins sont protégés.
Le 1er recours peut être d’alerter le médecin du travail ou de saisir l’inspection du travail. Cette dernière entrera directement en contact avec l’employeur pour savoir ce qu’il se passe, quelles sont les mesures qui ont été prises pour éviter que le problème ne se répète, est-ce que le salarié est préservé… En cas de procédure judiciaire, saisir l’inspection du travail montrera que la victime avait déjà donné l’alerte.

Une action plus radicale sera de saisir le Conseil des Prud’hommes. Des dommages et intérêts pourront alors être demandés pour le harcèlement subi, mais surtout, le salarié pourra demander à ce que le contrat de travail puisse être rompu au tort de l’employeur. Ce qui aura les effets d’un licenciement abusif, sans cause réelle et sérieuse, voire nul, et garantira les droits du salarié par l’octroi de diverses indemnités et de ses droits au chômage sans difficulté.
Il y a cependant certaines conditions : le salarié doit aussi démontrer que les faits qu’il allègue sont un minimum étayés.

Avant, le salarié harcelé devait établir des faits permettant de présumer l’existence d’un harcèlement. Maintenant, c’est un peu plus simple pour le salarié car il n’a plus besoin de prouver tous les faits. Il doit simplement présenter des éléments qui font supposer l’existence d’un harcèlement (en ayant saisi l’inspection du travail, en ayant parlé à la médecine du travail ou à son médecin traitant, à ses collègues etc…). Tout ça peut laisser présumer qu’il existe des faits de harcèlement. Il appartiendra ensuite à l’employeur de le justifier. C’est pour ça qu’il est important d’en parler. S’il y a une procédure, le salarié aura des éléments pour prouver ses dires.

Pour les choses les plus graves, on peut directement porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Le harcèlement moral, le harcèlement sexuel et les agressions sont prévus par le Code pénal. Malheureusement, à part pour les cas d’agressions sexuelles, il y a assez peu de chance que ça aboutisse. Ils vont considérer que cela relève du droit du travail et pas du droit pénal.

 

Beaucoup de femmes ayant témoigné ont avoué avoir peur des conséquences en cas de plainte. Sont-elles protégées ? Peut-il y en avoir ?

Il ne faut pas penser aux conséquences et cesser d’avoir peur. Si les faits sont exacts, si on a au moins la possibilité de les rendre possibles à défaut de les prouver, il n’y a aucune raison d’avoir peur.
Il ne peut pas y avoir de sanction envers un salarié ou un témoin, s’il signale un harcèlement ou une agression. Le fait même d’entreprendre une action juridique n’est pas un motif de licenciement. Tout un chacun peut faire valoir ses droits. Les salariés, victimes ou témoins, sont juridiquement protégés.
Il est vrai que dans certains établissements, il peut y avoir des pressions sur les victimes ou les témoins. Mais le droit est avec eux.

 

Que se passe-t-il s’il n’y a ni témoins, ni preuves ?

C’est le gros problème. En droit, il ne suffit pas de dire les choses, il faut au minimum apporter des éléments qui laissent supposer l’existence d’un fait de harcèlement ou d’une agression sexuelle. S’il n’y a aucun de ces éléments, il sera malheureusement très compliqué d’arriver à soutenir devant le juge qu’on a été victime de harcèlement ou d’agression. Ce sont des accusations graves pour celui qui est accusé de ces faits, donc il ne faut pas prendre ces accusations à la légère, et disposer d’éléments tangibles à l’appui de ces allégations. La preuve est facile à rapporter mais il faut au moins quelques éléments.

 

Quel comportement doit adopter un employeur s’il soupçonne un employé d’en harceler un autre ?

L’employeur a une place centrale dans ces problématiques de harcèlement. La première chose à faire, c’est écouter le salarié qui se prétend harcelé. Ensuite, le plus rapidement possible, il doit faire en sorte de pouvoir mener une enquête pour savoir quelle est la réalité des faits. C’est une obligation. Il faut qu’il entende tous les protagonistes de l’affaire, séparément de préférence. Si possible, l’employeur devra être accompagné par un représentant du personnel ou un autre salarié pour attester du sérieux de l’enquête. En parallèle de cette enquête, qui mènera ou non à un résultat, il faut qu’il puisse garantir la sécurité la personne qui se prétend harcelée, que ce soit vrai ou faux.
Pour cela, il a plusieurs possibilité : soit il arrive à faire en sorte que les personnes concernées ne se côtoient pas dans le cadre de l’entreprise, ce qui peut être difficile en pratique, soit il peut mettre à pied, à titre conservatoire, le présumé harceleur, c’est-à-dire qu’il lui sera demandé de ne pas se rendre sur son lieu de travail le temps de l’enquête.
Si jamais les faits sont avérés, il peut y avoir une sanction disciplinaire appliquée par l’employeur, qui pourra aller jusqu’au licenciement pour faute grave. Si l’employeur juge que les faits ne sont pas avérés, il peut annuler la mise à pied et réintégrer le salarié.
L’employeur doit être vigilant car il a une obligation de sécurité envers ses salariés et il lui appartient de prendre les décisions qui lui permettent de garantir l’intégrité physique, morale et psychique de ses salariés.
Si jamais il a connaissance d’un profil harceleur ou agresseur, il doit être vigilant et éventuellement se séparer du salarié. C’est un motif de licenciement pour faute grave. Il ne faut pas que l’employeur hésite à enclencher la procédure de licenciement si les faits sont graves et avérés car ce sont des salariés qui, par la suite, peuvent continuer leurs agissements.

 

Certaines femmes pensent qu’elles n’ont pas les moyens financiers pour agir. Quelles sont les solutions ?

Il y a plusieurs solutions. C’est vrai que parfois, agir peut couter cher. Pour les personnes les plus modestes, il faut signaler l’existence de l’aide juridictionnelle qui permet de bénéficier de la prise en charge partielle ou totale des frais d’avocat, selon les revenus.
Il y a aussi la possibilité de se faire représenter légalement par un défenseur syndical, c’est gratuit. Il suffit d’aller voir les syndicats.
Ce n’est pas obligatoire de se faire représenter par un avocat aux Prud’hommes, la personne peut s’y présenter seule si elle le souhaite. Maintenant, la plupart des avocats pratiquent des prix raisonnables et permettent souvent l’échelonnement du tarif.
Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à aller voir un avocat. Avant tout, il convient de se renseigner sur les tarifs pratiqués.
Par ailleurs, il y a aussi la possibilité de prendre contact l’ordre des avocats, qui met en place des permanences gratuites au Palais de Justice. Ces consultations sont, certes assez courtes, mais elles sont gratuites. Elles permettent de poser des questions à des avocats expérimentés qui seront capables d’orienter sur la procédure à suivre.
Aujourd’hui, il existe des solutions pour les personnes qui n’ont pas les moyens. Cependant, les procédures restent assez longues. C’est peut-être là le plus gros frein à l’action des salariés.

Paye ta Toque :
Rencontre avec Marie Sauce,
Présidente-Fondatrice
de la Cuillère d’Or

Marie Sauce est une autodidacte. Une femme qui, par son indépendance d’esprit et sa volonté a su se faire une place, mais surtout un nom dans le monde de la gastronomie française. À l’occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme et du lancement de l’opération Paye ta Toque !, nous avons échangé avec elle sur la place qu’occupent les femmes dans les métiers de bouche.

Faire rayonner les professionnelles des métiers de bouche

Le destin de Marie Sauce n’était pas tracé. Ses premiers pas, elle les a faits chez Fun Radio puis chez M6 et 13ème rue. Mais c’est le lancement d’une nouvelle chaîne, Cuisine TV, qui la propulsera dans le monde à part des métiers de bouche. Puis, au fil des rencontres, Marie créera sa propre agence de communication et de marketing dédiée à la gastronomie et deviendra la présidente de deux associations : les Toques Françaises et la Cuillère d’Or, qu’elle a créée et fondée en 2009.

La Cuillère d'Or, un concours réservé exclusivement aux femmes, professionnelles ou amatrices

La Cuillère d’Or, un concours réservé exclusivement aux femmes, professionnelles ou amatrices

« Le concept de la Cuillère d’Or date de 2008 et la 1ère édition s’est déroulée en 2010.
Le nom lui, est arrivé plus tard. L’objectif était de mettre en lumière le talent et le savoir-faire des femmes. Ce concours n’est pas seulement dédié aux professionnelles, il est aussi ouvert aux amatrices (professionnelles et amatrices ne s’affrontent pas entre elles). Ce n’est pas du tout sexiste, ni féministe. Il y a une multitude de concours dans les métiers de bouche, mais aucun n’était réservé qu’aux femmes.
L’idée m’est venue par des rencontres professionnelles, notamment dans des lycées hôteliers où j’ai rencontré pas mal de jeunes filles qui me disaient très souvent qu’elles ne savaient pas si elles allaient continuer et si elle pourraient concilier leur vie de femme et leur vie professionnelle.
Quant à moi, je suis d’une part passionnée de gastronomie, et d’autre part j’ai baigné dans tous ces repas familiaux qui étaient orchestrés d’une main de maître par les femmes (il y avait quand même mon grand-père) ! .
J’avais vraiment envie de mettre en lumière cette féminité qui est dans les cuisines depuis la nuit des temps.
Souvent, les professionnels avouent que leur inspiration vient de leur maman ou de leurs grands-mères. En tout cas, il y a toujours une figure féminine qui ressort. L’idée c’était de mettre en avant les femmes, de les pousser à oser !

Si lors des 3 premières éditions de la Cuillère d’Or (2010, 2011 et 2016), il n’y avait qu’un seul concours, l’édition 2018 s’ouvrira à l’international, mais aussi aux petites filles avec la Cuillerée d’Or :

Si ça peut susciter des vocations auprès des petites ce serait formidable ! Je pense que pour elles, ce sera magique de rencontrer les personnes qui leur mettent plein d’étoiles dans les yeux.

Une candidate en action - la Cuillère d'Or

Une candidate en action – la Cuillère d’Or

Lors du Sirha 2017, Marie et les Chefs Danielle Crost et Sophie Rio, lançaient officiellement la Cuillère d’Or et revenaient sur la place qu’occupent les femmes dans les métiers de bouche :

J’ai l’impression qu’il y a un véritable engouement, elles osent plus. On dirait même qu’elles s’émancipent !

La Cuillère d'Or

Et si les attitudes sexistes existent bel et bien dans les métiers de bouche, Marie relativise et voit le verre à moitié plein : pour elle, il y a une égalité des chances entre hommes et femmes dans ces milieux. Elle cite notamment Christian Têtedoie, «  Qui est d’une bienveillance hallucinante » ou Alain Pégouret, qui se sont toujours entourés de femmes dans leur brigade respective.

C’est une minorité qui pose problème. Et les choses sont en train d’évoluer !

D’ailleurs, son combat Marie ne le dédie pas qu’aux femmes ! Elle nous conseille même une idée d’article : « la pression subie par les commis ! »

Et lorsque l’on lui demande son avis à propos de l’opération Paye ta Toque ! lancée par The Goût Job afin de dénoncer le sexisme dans les métiers de bouche, c’est toujours avec autant de passion que Marie répond :

Il faut dire les choses car c’est une réalité. Encore maintenant, malheureusement. Ces métiers sont extrêmement durs. Ce sont des métiers de passion, et quand on est passionné, on va par moment dépasser les bornes, hommes comme femmes.
Il faut en parler, savoir se mesurer et ne pas prendre position. En revanche, il faut aider ces femmes, leur donner des clés. Leur faire comprendre qu’elles ont des droits, qu’elles ne sont pas seules. Mais il faut continuer à les accompagner par la suite, leur donner des outils pour avancer.
Certaines se sont sont exprimées sur le sujet, comme par exemple Fanny Rey. C’est aussi un peu ce qu’on fait avec la Cuillère d’Or. Nous voulons les accompagner dans leur parcours de vie professionnelle.
Je sais que certaines personnes sont très mal intentionnées envers les femmes dans les métiers de bouche, mais il ne faut pas oublier que c’est loin d’être le cas de tout le monde. C’est un vrai engagement que vous prenez !

The Goût Job a lancé l'opération Paye ta Toque pour dénoncer les violences que subissent les femmes dans les métiers de bouche

The Goût Job a lancé l’opération Paye ta Toque pour dénoncer les violences que subissent les femmes dans les métiers de bouche

Un dernier mot Marie ?

Que les femmes osent et qu’elles s’affirment !

Professionnelle ou simple passionnée, n’hésitez pas à découvrir le concours organisé par Marie et soutenu par de grands noms des métiers de bouche avec notamment Jacotte Brazier en Présidente d’honneur, et Jacqueline Roucou, fille du très grand cuisinier Roger Roucou, qui sera la marraine des 3 concours.

Le Jury est tout aussi prestigieux, et comptera pour ne citer que les femmes :

Agnès Delaveyne – Fille du très célèbre Jean Delaveyne

Marie-Jo Le Guen Geffroy – Chef des cuisines du Ministère des Outre-Mer.

Hermance Carro Joplet – Chef au restaurant Castellaras

Sylvie Grucker – Chef au Pressoir de Bacchus

Sophie Rio : finaliste 2005 de la Cuillère d’Or

Virginie Basselot : Meilleure Ouvrière de France 2015

Claire Verneil : Chef Pâtissière

Béatriz Gonzalez : Chef au  restaurant Neva Cuisine

Paule Neyrat : Journaliste et auteur

Et pour la Cuillerée d’Or, le concours réservé aux plus petites, le jury comptera Inès, la fille de Marie Sauce. Comme quoi, la passion est une histoire de famille !

Brève histoire du métier de chocolatier

À l’heure où nous écrivons ces mots, les professionnels de la pâtisserie-chocolaterie s’activent déjà depuis de bons mois pour ravir tous les gourmands à Pâques et redoubler d’imagination pour séduire et surprendre leurs clients. Nous avons décidé de consacrer ce dossier thématique aux chocolatiers et pâtissiers pour vous faire découvrir les coulisses de ces métiers.

Aux origines du métier

S’il y a près de 2 600 ans, les populations aztèques consommaient déjà du chocolat, le métier de chocolatier, lui, est arrivé bien plus tard.
C’est à la cour du roi Charles Quint, au XVIe siècle, que le chocolat fera sa première apparition européenne. La France, elle, ne le découvrira qu’à l’occasion du mariage entre Anne d’Autriche, infante espagnole et Louis XIII. Mais il faudra attendre Marie-Antoinette et Louis XIV pour en faire une gourmandise incontournable à Versailles. On raconte que Louis XV aimait tellement le chocolat chaud qu’il lui arrivait de descendre lui-même en cuisine pour s’en préparer !
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Il faudra attendre le XIX° pour voir le chocolat se populariser auprès du peuple. En France, ce sera Jules Pares, chocolatier, qui ouvrira la première fabrique de chocolat (cette fabrique est d’ailleurs l’ancêtre du groupe CEMOI ! ). Le chocolat a ensuite connu de nombreuses innovations pour plaire tous les goûts : en poudre, en barre, au lait, aux fruits…
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Quelques familles d’artisans-chocolatiers français ont traversé les années et perpétué la tradition, comme Pralus ou Bernachon.
EN 1994, est organisé le premier salon du chocolat. Véritable réussite, il permettra aux artisans-chocolatiers de faire connaître leur savoir-faire et stimuler leur créativité.

Aujourd’hui, les chocolatiers sont devenus des superstars. C’est le cas de Pierre Hermé, qui propose ses créations sou forme de collections ou encore Sébastien Bouillet qui propose des gourmandises toujours plus colorées et originales.

Mignardises pour le stand VIP #nespresso #sirah2017 #tartepraline #tartescitron #chouxchocolat #vip Une photo publiée par Sébastien Bouillet (@bouillet_lyon_tokyo) le

Certains grands noms du domaine se sont même associés à des marques de haute-couture pour faire la promotion de leurs produits.

Le métier de chocolatier à l’honneur

Comme à Noël ou à la saint-Valentin, pour Pâques, les artisans-chocolatiers redoublent de travail et rivalisent de créativité pour faire rêver leurs clients. The Goût Job met leur savoir-faire à l’honneur pour l’occasion : du 01 mars au 30 avril, c’est tout un dossier thématique qui leur est consacré.
Nous irons dans les coulisses d’une chocolateries, rencontrerons des professionnels du chocolat, mettrons en lumière les nombreuses et prestigieuses formations pour accéder au statut d’artisan-chocolatier. Alors restez avec nous !

Création de Sébastien Bouillet pour le Salon du Chocolat 2015

Création de Sébastien Bouillet pour le Salon du Chocolat 2015

Faites votre apprentissage à l’étranger !

Chaque année, grâce au programme Erasmus ou aux écoles privées, quelques millions d’étudiants et apprentis s’établissent dans un pays étranger pour quelques temps afin d’y apprendre de nouvelles compétences, développer leur réseau et découvrir de nouvelles cultures. The Goût Job vous présente ici quelques conseils pour optimiser au mieux votre départ.

Erasmus+ pour les grands amoureux de l’Europe

Vous rêvez de maîtriser les spécialités culinaires viennoises, londoniennes, milanaises ou stambouliotes ? Alors pourquoi ne pas profiter d’Erasmus+ ?

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Ce programme permet aux étudiants de l’enseignement supérieur, comme aux apprentis de l’enseignement professionnel, de réaliser des stages dans 33 pays participants :

  • Les 28 pays membres de l’Union Européenne
  • L’Ancienne République Yougoslave de Macédoine
  • L’Islande
  • Le Liechtenstein
  • La Norvège
  • La Turquie

 

 

Pour faciliter vos démarches, votre établissement peut vous accompagner dans votre recherche de stage. Certains organismes oeuvrant pour l’apprentissage peuvent également vous épauler. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de la Chambre des Métiers et de L’artisanat ou de la Chambre de Commerce et D’industrie de votre région.

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/apprentis-erasmus-permet-de-se-former-a-l-etranger_1438593.html

Un stage en Erasmus n’aura aucune conséquence sur votre contrat d’apprentissage. Vous resterez salarié de votre entreprise française et bénéficierez de votre salaire d’apprenti. En revanche, vous devez avoir l’accord de votre employeur pour pouvoir réaliser votre stage à l’étranger. Une convention de stage devra être co-signée par votre établissement de formation, votre entreprise d’accueil et vous-même. Attention, si l’une des deux autres parties refuse, la convention ne sera pas valable. Votre CFA peut vous accompagner dans ces démarches.

 

 

Vous avez envie de prendre le large mais votre porte-monnaie ne vous suit pas ? Ne paniquez pas ! Erasmus+ met à votre disposition une bourse qui peut être complétée par d’autres collectivités territoriales.

Si vous avez peur d’avoir à faire preuve de mutisme durant quelques mois, Erasmus+ a même pensé à la barrière de la langue en mettant à disposition des étudiants et apprentis des plateformes permettant de suivre une formation linguistique en ligne, financée par l’organisme :

Le site Online Languistic Support  permet d’apprendre l’Allemand, l’anglais, l’espagnol, l’italien ou même le néerlandais. Pour toutes les autres langues, vous pourrez profiter d’un formateur, lui aussi financé par Erasmus+.

Enfin, personne n’est à l’abri de petits désagréments. Pour ne pas causer de souci à vos proches restés en France et éviter de vous mettre dans de sales situations, n’oubliez pas de demander votre carte d’assurance maladie !

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Les écoles privées, pour apprendre et voyager

De nombreuses écoles privées françaises dédiées aux métiers de bouche proposent à leurs élèves de passer quelques mois à l’étranger pour acquérir de nouvelles compétences et spécialités.

À la célèbre École lyonnaise Paul Bocuse, par exemple, les élèves doivent réaliser 3 expériences professionnelles de 4 mois. Poussés vers les carrières internationales, ils forgent leur expérience dans les cuisines de grandes et luxueuses chaînes hôtelières.

Idem pour l’École Cordon Bleue, qui propose à ses étudiants de 2ème année de partir à l’étranger, dans l’une des 35 écoles appartenant à son réseau.

L’avantage des écoles privées reste la qualité du réseau et la simplification des démarches administratives. Les opportunités sont nombreuses et très intéressantes pour qui rêve d’une carrière internationale.

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The Good Tips :

Faites un tour sur les blogs consacrés aux voyages pour vous imprégner des cultures locales

Sources : éducation.gouv.fr

Guide Michelin, des étoiles pour toute la brigade !

Si certains veulent décrocher la lune, d’autres sont prêts à tout pour attraper quelques étoiles. Le 09 février 2017, le guide Michelin a dévoilé son palmarès. Mais que signifient vraiment ces étoiles si recherchées ? The Goût Job lève le voile sur cet événement qui ne récompense pas seulement un chef, mais toute une brigade.

Le guide Michelin, dans les pas des faiseurs d’étoiles

En 1900, les frères Michelin, André et Édouard, ont une idée de génie : offrir un guide de voyage recensant les lieux à voir, les garages automobiles, et des cartes routières à quiconque achèterait leurs pneumatiques. Le but était alors de donner envie aux consommateurs de voir du pays et donc de les pousser à acheter des pneus. Cinq ans après sa parution, le guide établit déjà un classement des hôtels.

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Aujourd’hui, le guide Michelin est une véritable institution dans le monde de la gastronomie. Il affole, crée la polémique et perpétue le mythe.

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Une étoile de gagnée, une brigade récompensée

Si, aux yeux du grand public, les étoiles mettent un chef à l’honneur, en coulisse, c’est à la totalité de la brigade que reviennent les honneurs. Car, que serait le chef sans son sous-chef, ses chefs de partie, ses commis, ses apprentis mais aussi le personnel de salle ?

ORGANIGRAMME BRIGADE

Chef : C’est le maestro de la brigade. Il crée les menus et est le garant de la carte. C’est de lui que dépend le reste de la brigade.

Sous-chef : Véritable bras droit du chef, il doit pouvoir le seconder et anticiper ses demandes à tout moment. En l’absence du chef, c’est à lui que reviennent les responsabilités. Il peut également être chef de partie si la brigade ne compte pas beaucoup de personnel.

Les chefs de partie : Ils sont spécialisés dans un domaine dans lequel ils doivent exceller.

Le tournant : Polyvalent, il doit pouvoir remplacer tous les chefs de partie en leur absence ou en cas de forte affluence.

Chef pâtissier : Il réalise les desserts, les entremets sucrés, les glaces et parfois le pain et les viennoiseries.

Chef de partie garde-manger : c’est à lui que revient la responsabilité de concevoir les entrées et les buffets froids, mais aussi la découpe des viandes et charcuteries. Il peut aussi avoir à préparer les légumes.

Chef de partie poisson : Il réalise la préparation des poissons et de tous les produits de la mer. Certaines fois, il peut aussi réaliser les sauces des plats à base de poissons.

Chef de partie rôtisseur : C’est à lui qu’incombe le rôle de préparer et cuire les viandes.

Chef de partie entremétier : Il prépare les garnitures à base de légumes, les entremets salés et les entrées chaudes.

Chef de partie saucier : Il a pour mission de réaliser les plats en sauce.

#brigade #tocardsdecoeur #aprèsleservice #voilàvoilà #mergezparty #lyon #work #michelinstar

Une publication partagée par Faustine Germain (@faustine.grm) le

Souvent, c’est ainsi que sont constituées les brigades. Mais en fonction de la taille du restaurant, les équipes peuvent varier. Aux postes présentés ci-dessus, peuvent s’ajouter le communard, qui prépare les repas du personnel, des commis, qui servent de petites mains aux chefs de partie, et bien-sûr des apprentis, qui sont là pour apprendre le métier.

Si les métiers de la restauration vous intéressent, inscrivez-vous sur The Goût Job, le Partenaire Carrière des métiers de bouche. Qui sait, un futur chef étoilé se cache peut-être en vous !

The Goût Job vous raconte son premier Sirha !

Du haut de nos 1 an et quelques mois, nous n’avions pas encore eu l’occasion de mettre un pied au Sirha, un salon dédié aux professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et des métiers de goût. Nous vous racontons cette première fois !

Des noms prestigieux croisés au détour des allées

Le Sirha, c’est LE lieu de rencontre de tous les grands chefs et professionnels des métiers de bouche.Ils sont près de 208 000, dont 25 469 grands chefs, à venir présenter leurs produits, développer leur réseau, participer à l’un des 21 concours ou montrer leur savoir-faire (près de 1650 démonstrations se déroulaient chaque jour).

Ainsi, nous avons pu rencontrer le merveilleux Thierry Marx qui oeuvre tant pour l’emploi et la formation, Sébastien Bouillet, grand pape de la pâtisserie originale, Guillaume Gomez, chef au Palais de l’Élysée, Grégory Cuilleron, Ambassadeur Cuisinier pour The Goût Job et pour l’AGEFIPH, et bien d’autres encore. Chaque coin et recoin grouillait de célèbres chefs, de futurs professionnels passionnés, ou de Meilleurs Ouvriers de France talentueux.
Découvrez  tous nos portraits de professionnels rencontrés au Sirha ici.

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Les nouveaux enjeux des métiers de bouche

Ce salon est tourné vers la créativité et l’innovation. C’est pourquoi The Goût Job a été invité à prendre la parole sur les métiers de bouche et leurs nouveaux enjeux. Amélie Marra, fondatrice-dirigeante de The Goût Job s’est entourée de Christophe Girardet, boulanger et fondateur des boulangeries Victor et compagnie, Cédric Béjaoui, poissonnier-écailler Meilleur Ouvrier de France 2011 et Benoît Charron fromager et président du Syndicat de la Fromagerie. Nécessité de moderniser la formation, émergence de l’alternance, place de la jeunesse et digitalisation des métiers de bouche ont été au coeur de ces échanges.

“Quand on est passionné, on ne s’arrête pas. Tant que le travail n’est pas fini, on ne lâche rien. On va jusqu’au bout, avec détermination. Mais ça ne veut pas dire qu’on n’a pas de vie derrière, au contraire ! Une grande partie de notre métier tourne autour de notre vie.”

Cédric Béjaoui poissonnier-écailler Meilleur Ouvrier de France


Cliquez ici pour visualiser la conférence

 

Un boulevard se dessine pour les métiers de bouche au Sirha 2019

S’il y a encore du chemin à parcourir, ce salon nous a prouvé que les métiers de bouche avaient encore de beaux jours devant eux ! Le Village des métiers de bouche, espace dédié à la boulangerie, la pâtisserie, la boucherie, la fromagerie et la poissonnerie a notamment été un véritable succès lors de cette édition 2017.
Découvrez la série de photos consacrée au Village des métiers de bouche ici.

 

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Cela nous conforte dans l’idée qu’il faut continuer à faire briller les métiers de bouche. Lors de ce salon, nombreux étaient les étudiants, apprentis ou professionnels ou amateurs à se promener dans les allées des étoiles plein les yeux.

Nous devons nous rendre dans les collèges et lycées, aller à la rencontre des plus jeunes, proposer des actualités, portraits ou interviews pour faire découvrir les nombreuses opportunités de carrière qu’offrent ces métiers. Les beaux exemples de réussite sont nombreux et doivent prendre la parole pour faire naître des vocations.

A nos yeux, la promotion des métiers de bouche est un enjeu primordial.

 

 

A très vite pour l’édition 2019 !

Noël chez Philippe Chouquet, boucher restaurateur

Noël et sa traditionnelle dinde… Mais ce n’est pas tout ! Le travail du boucher va bien au-delà. Les consommateurs sont à la recherche de nouveaux goûts et font place à la nouveauté lors des fêtes de fin d’année. Pour cette dernière interview de notre dossier thématique consacré au Noël des professionnels, nous sommes allés à la rencontre de Philippe Chouquet, qui nous avait déjà parlé du métier de boucher. Aujourd’hui, le boucher-restaurateur se confie sur l’organisation que nécessitent les fêtes de fin d’année.

Philippe Chouquet est un boucher révolutionnaire. Il y a deux ans, il a créé le concept de boucherie-restaurant, l’Argot. Ses clients y viennent pour acheter de la viande à cuisiner chez eux ou pour la goûter préparée sur place.
Passionné, le boucher a de grandes ambitions pour l’univers de la boucherie :

Je souhaite apporter du renouveau à la boucherie, sans barrières. J’aime être au plus près de mes clients, avoir un véritable dialogue avec eux, échanger. J’aime l’idée de revaloriser le métier de boucher.

volaille

En boucherie, il y a du travail tout au long de l’année, mais c’est à Pâques et lors des fêtes de fin d’année que la demande est la plus spécifique :

Il y a beaucoup de dates importantes à commencer par Pâques avec l’agneau pascal. Pour la période de Noël, on est sur des viandes plus festives, des volailles, des filets de boeuf, certains gibiers, des pièces nobles.
Il y a de vraies saisonnalités en boucherie. L’hiver, par exemple, nous serons plus sur du pot-au-feu alors qu’en été, nous proposons du carpaccio, des brochettes etc…

produits

Sans une organisation bien rodée, cette période peut être une véritable source de stress pour de nombreux professionnels des métiers de bouche. Pour y faire face, la clé du succès réside dans l’organisation. Philippe Chouquet mise aussi sur son expérience :

On a déjà un vécu par rapport à l’année dernière alors on peut faire des prévisions.
J’ai deux aspects ici : l’aspect boucherie et l’aspect restaurant. Pour la boucherie, nous sommes sur des commandes plus festives. Les gens aiment bien acheter des produits pour les travailler chez eux. Nous vendons beaucoup de foie gras entiers et de foie gras éveinés frais. Nos clients aiment bien toucher ce produit, le préparer eux-mêmes. Il y a évidement les produits plus traditionnels comme la dinde ou le chapon. Certains de nos clients préfèrent la côte de boeuf, comme un contrepied à la volaille, pour leurs repas de fêtes.
Pour l’aspect restaurant, nous sommes sur des repas festifs De nombreuses entreprises viennent organisent leur repas de Noël chez nous, pour passer un bon moment.
Nous avons des commandes un peu différentes du reste de l’année. Il faut juste bien se préparer et tout organiser en amont pour faire face à ces changements.
Nombreux sont nos clients qui ont une résidence secondaire à la montagne. Ils viennent acheter nos produits avant de partir en station pour y passer les fêtes.
Les gens viennent voir leur famille sur Lyon, et se retrouvent à 10,12 ou même 14 à table. Donc les commandes changent et se différencient de celles passées au quotidien. Nous sommes Nous sommes contents car nous avons des clients fidèles toute l’année qui pensent aussi à nous lors des périodes de fêtes.
Nous avons également des clients que nous ne voyons pas le reste de l’année, mais qui, lors des fêtes, nous font confiance pour leur belles pièces.

Foie Gras de canard mi-cuit, rôti au vinaigre balsamique

Foie Gras de canard mi-cuit, rôti au vinaigre balsamique

Comme Jean-Luc Vianey (lien), poissonnier, ou Romaric Boilley (lien), pâtissier-chocolatier, Philippe Chouquet conçoit et propose de nouveaux produits pour faire vivre les fêtes de fin d’année jusque dans l’assiette. Car si les décorations de Noël sont peu nombreuses, les produits, eux, sont revisités pour le plus grand bonheur des gourmets :

Cette année nous avons créé cinq sortes de foie gras, à la figue, au vinaigre balsamique, aux truffes, au pain d’épices, au porto.
L’année dernière nous en proposions seulement deux ou trois, mais les retours on été favorables. Nous proposons des produits traditionnels avec un côté plus festif, comme le pâté-croûte avec des truffes ou le foie gras brioché (pour remplacer le saucisson). Nous sommes restés sur ce que nous savons faire, mais nous l’adaptons à la période et à la demande. Nous essayons d’apporter notre petite touche sur des produits bien spécifiques que les gens n’ont pas habitude de voir dans d’autres boucheries.
Nous ne sommes pas trop portés sur la déco. Nous préférons miser sur des produits festifs. Nous communiquons un peu sur Facebook pour parler des fêtes et proposons des chèques cadeaux à utiliser en boucherie ou au restaurant pour consommer nos produits.

Foies gras préparés au Porto blanc, à la figue, au pain d'épice, à la truffe ou au vinaigre balsamique

Foies gras préparés au Porto blanc, à la figue, au pain d’épice, à la truffe ou au vinaigre balsamique

Merci à Philippe Chouquet
Boucherie-restaurant l’Argot
132 Rue Bugeaud 69006 Lyon